DEGREZ Roxane
ESA Saint-Luc
Bruxelles
2023
Abstract
À Bruxelles, même si le vélo comme moyen de déplacement connait une évolution considérable, sa pratique demeure inégalitaire d’un point de vue du genre. Il y a moins de femmes parmi les cyclistes. À travers une approche moins rationnelle que les articles existants sur le sujet, ce mémoire questionne les émotions, sensations et pensées à vélo des femmes cyclistes à Bruxelles. Pour répondre à ces questions, des entretiens semi-directifs ont été réalisé avec dix femmes cyclistes. Les résultats de ces entretiens sont compilés sous la forme du premier épisode du podcast Le Cœur à Vélo, dans le but de visibiliser le vécu peu documenté de ces femmes. Les femmes interviewées associent majoritairement la liberté ainsi que des émotions et sensations positives au vélo. Elles font également état d’expériences à caractère dichotomique en fonction du contexte dans lequel elles roulent : elles ont tendance à faire plus attention et à anticiper les accidents lorsqu’elles sont mélangées au trafic tandis qu’elles font le vide et profitent de l’environnement sur des pistes cyclables protégées. Utiliser et visibiliser les facteurs émotionnels liés au vélo constitue une belle opportunité d’en faire la promotion à une échelle plus humaine plutôt que de miser sur les facteurs matériels et productifs.
Motivation et démarche
Je partais du constat qu’il y a un écart genré dans la pratique du vélo à Bruxelles, et je voulais étudier la problématique sous un angle encore très peu développé. Les mobilités et les transitions de pratiques de mobilité sont souvent traitées soit par le prisme des obstacles et freins à lever, soit par le prisme de l’efficacité et de la performance du déplacement. C’est pourquoi j’ai choisi de m’intéresser aux émotions et ressenti des femmes cyclistes, puisque cette dimension peut devenir un incitant à la pratique du vélo par les femmes. J’ai dès lors interviewé 10 cyclistes bruxelloises au profils assez différents et j’ai réalisé un épisode de podcast avec leurs témoignages, afin de leur rester la plus fidèle possible. Mon mémoire est donc une partie écrite mais surtout un épisode de Podcast qui représente la partie empirique de mon travail. Le Podcast peut s’écouter de manière indépendante.
