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D’une coexistence à la cohabitation

LEBOUCHER Lucile
2020
ENSAAMA
Paris
Sous la direction de Jean Rault

Abstract
Habitante de la ville de Rouen, j’ai été interpellée par le nouveau programme de quatre-vingt-dix-huit logements seniors au sein de l’ancienne caserne Philippon. Pourquoi isoler une génération qui souffre déjà d’une solitude dans un bâtiment qui pourrait être propice à la cohabitation ? Justement, la réhabilitation du site en cohabitation intergénérationnelle pourrait plutôt réintégrer le site et les différentes générations dans la ville. Comment l’architecte designer peut favoriser la rencontre, la cohabitation des générations et non pas leur coexistence ? Mais surtout, existe-t-il une architecture de la cohabitation intergénérationnelle ?

Méthodologie
Ma recherche est née, comme l’explique l’abstract du mémoire, en réaction à un projet de rénovation architecturale dans la ville au sein de laquelle j’ai grandi. Si l’idée programmatique d’une résidence séniors en plein centre dynamique d’une ville est déjà innovante, je me suis tout de même questionner sur la nature du projet. Pourquoi est ce que les rencontres, les cohabitations, les projets de design à vocation sociale ciblent très souvent, et donc excluent, des individus selon leur âge. J’ai pensé moi même à mes grand-parents, qui certes fréquentent des personnes de leurs âges, mais pas seulement. La rencontre de nos univers, nos habitudes et nos modes de vies sont parfois impensables mais donne toujours lieu à quelque chose de beau et d’enrichissant. Ce mémoire m’a alors permis de m’interroger sur la place du design d’espace dans ces rencontres intergénérationnelles, et de rentrer au coeur du sujet grâce à la visite et la rencontre des habitants de l’immeuble intergénérationnel rue de Chabrol à Paris.